Je viens de finir de pelleter ce qui sera peut-être la dernière neige; mon fils Phillippe essayait d'en attrapper les derniers flocons ce matin, mais seulement à travers la fenêtre.
Tout y est pourtant, Primavera de Vivaldi à la radio, un couple d'amoureux qui se bécottent devant le dépanneur et Regard sur le court métrage qui coïncide très bien avec l'arrivée du vert nouveau...
Malheureusement, les évènements familiaux de cette année m'empêchent de profiter pleinement de Regard, si important au niveau du court métrage en région. Bien sûr il y avait quelques réalisateurs en herbe« style blasé à 22 ans», qui se donnaient en spectacle aux quelques représentations de l'an dernier, mais l'ambiance était somme toute fort agréable devant l'écran de neige.
Il faut beaucoup d'humilité pour se produire devant public et adopter un style emprunté, qui se voudrait original, ne peut que contribuer à miner la possibilité de recevoir des critiques encourageantes, car le public sent une espèce d'inaccessibilité de l'auteur. Il ne faut pas jouer à la vedette, ni tenter de duper en jouant à la fausse vedette.
J'adore reconnaître le talent de Patrick Bouchard et de Sébastien Pilote pour n'en nommer que quelques-uns et bien que je sois un spectateur sans nom caché dans la foule, je suis persuadé qu'ils sont aussi conscients de l'impact que leurs films ont sur le public, que de leur propre image...
En cinéma, il est difficile de dissocier le message du messager; je choisis la plupart du temps un film en fonction de son réalisateur, question d'intérêt et de vouloir vérifier si l'auteur a vraiment le feu sacré ou s'il est un technocrate de la fiction.
dimanche 16 mars 2008
vendredi 14 mars 2008
Poussières d'Escobar
"Celui qui ne marche pas au pas, entend un autre tambour"
Je n'ai pas encore pris l'habitude de commenter les faits divers, mais je dois avouer que dernièrement les journalistes de par chez-nous auraient dû commenter...
Un avocat est accusé d'homicide involontaire, ayant poussé une prostituée à une overdose mortelle de cocaïne. La tenancière du bordel, qui pour l'instant n'est que témoin dans l'affaire(...) s'exprime dans un jargon de femme d'affaire. Elle parle de service à la clientèle, de rentabilité et de préjudices causés à son entreprise, comme si son illégalité était toute légale!
Elle tente de discréditer l'avocat en disant que lui seul est responsable de la consommation de ses filles, mais elle, qui n'a pas appelé l'ambulance pendant les 35 minutes de convulsion précédant la mort de la jeune prostituée, n'a rien à se reprocher.
Il régnera toujours une incompréhension intemporelle autour de la prostitution et de la dépravation des rapports sexuels impliquant le monnayable. Mais quand la drogue s'en mêle, comme un élément normal , presque accepté socialement et que la mort d'une personne remplace l'orgasme, les points de repère disparaîssent et les fournisseurs de drogue aussi.
Même à travers un fait divers ayant causé la mort d'une personne, le merveilleux monde de la drogue et de la prostitution continue de fasciner et de faire parler les badauds. Les traînées de poussières d'Escobar alimentent un débat social ininterrompu...
Je n'ai pas encore pris l'habitude de commenter les faits divers, mais je dois avouer que dernièrement les journalistes de par chez-nous auraient dû commenter...
Un avocat est accusé d'homicide involontaire, ayant poussé une prostituée à une overdose mortelle de cocaïne. La tenancière du bordel, qui pour l'instant n'est que témoin dans l'affaire(...) s'exprime dans un jargon de femme d'affaire. Elle parle de service à la clientèle, de rentabilité et de préjudices causés à son entreprise, comme si son illégalité était toute légale!
Elle tente de discréditer l'avocat en disant que lui seul est responsable de la consommation de ses filles, mais elle, qui n'a pas appelé l'ambulance pendant les 35 minutes de convulsion précédant la mort de la jeune prostituée, n'a rien à se reprocher.
Il régnera toujours une incompréhension intemporelle autour de la prostitution et de la dépravation des rapports sexuels impliquant le monnayable. Mais quand la drogue s'en mêle, comme un élément normal , presque accepté socialement et que la mort d'une personne remplace l'orgasme, les points de repère disparaîssent et les fournisseurs de drogue aussi.
Même à travers un fait divers ayant causé la mort d'une personne, le merveilleux monde de la drogue et de la prostitution continue de fasciner et de faire parler les badauds. Les traînées de poussières d'Escobar alimentent un débat social ininterrompu...
dimanche 9 mars 2008
Pour en finir avec le système de santé
La santé au Québec ne coûte rien. Ce sont les coûts du système de traitement de la maladie et des malades qui sont exorbitants, qu'ils soient cancéreux en phase terminale ou hypocondriaques. Il faudrait injecter plus d'argent, mais la seringue est trop petite, il faudrait couper dans les dépenses, mais le scalpel est rouillé et tout le beau monde bronzé travaillant au système croule sous la tâche, tellement elle est demesurée.
Bien sûr, la prévention est de mise pour éviter les débordements et la surfacture, mais à qui profit-elle vraiment? Les anti-oxydants, les isoflavones et les oméga 3 peuvent-ils suffire à eux-mêmes à désengorger les urgences et libérer plus de lits? Les émissions de télé ne servent-elles pas qu'à faire vivre certaines maisons de production ayant vu là une bonne façon de rentabiliser le créneau?
Que nous apportera le privé? Les experts, encore une fois, sont divisés. C'est 50/50 et personne n'y gagnera mais personne n'y perdra... Les plus hardis osent à dire que la décrépitude du système n'est qu'un leurre, créé de toutes pièces par un gouvernement qui veut laisser croire que le système a besoin du privé(!!!) On ne sait même plus qui croire dans un imbroglio de faux financement, rempli de dépenses réelles.
Ça me rappele l'histoire d'un plus que centenaire qui répondait à une entrevue sur le secret de longévité. Il répondait à la blague que les enterrements coûtaient tellement cher, qu'il n'avait d'autre choix que de se retenir... Alors cessons d'être malades!
Bien sûr, la prévention est de mise pour éviter les débordements et la surfacture, mais à qui profit-elle vraiment? Les anti-oxydants, les isoflavones et les oméga 3 peuvent-ils suffire à eux-mêmes à désengorger les urgences et libérer plus de lits? Les émissions de télé ne servent-elles pas qu'à faire vivre certaines maisons de production ayant vu là une bonne façon de rentabiliser le créneau?
Que nous apportera le privé? Les experts, encore une fois, sont divisés. C'est 50/50 et personne n'y gagnera mais personne n'y perdra... Les plus hardis osent à dire que la décrépitude du système n'est qu'un leurre, créé de toutes pièces par un gouvernement qui veut laisser croire que le système a besoin du privé(!!!) On ne sait même plus qui croire dans un imbroglio de faux financement, rempli de dépenses réelles.
Ça me rappele l'histoire d'un plus que centenaire qui répondait à une entrevue sur le secret de longévité. Il répondait à la blague que les enterrements coûtaient tellement cher, qu'il n'avait d'autre choix que de se retenir... Alors cessons d'être malades!
vendredi 7 mars 2008
Combattre le Bouledogue Culturel
On peut tuer quelqu'un en restant indifférent à ses malheurs, à l'attention qu'il nous porte ou tout simplement en refusant de l'écouter.
CBC en écartant les francophones de la diffusion de son émission sur le panthéon a fait preuve d'un manque de discernement, même si une bavure peut être accidentelle. Don Cherry aurait-il été rétrogradé aux variétés?
Toujours le même merdier linguistique, toujours la même bataille déchirante et les solitudes qui s'entubent. À défaut de reconnaître "leur" qualité, ignorons-là se sont-ils dit. Il est bien plus facile de noyer le poisson une fois qu'il est hors de l'eau...
Devons-nous crier à la vengeance, nous insurger, nous inscrire en faux contre l'establishment déloyal du pendant anglophone de la SRC? Non, laissons-les crever la gueule ouverte sans toutefois nier leur talent, mais cessons de cultiver notre complexe d'infériorité face à un pays qui nous griffe le dos depuis déjà trop longtemps.
Ça ne vaut vraiment plus la peine de se chicaner avec les anglophones canadiens. Il vaut mieux penser à sa survie en tant que minorité, car essayer d'obtenir de la reconnaissance auprès de son oppresseur, ne nous apportera qu'une satisfaction momentanée, relativement incomplète.
CBC en écartant les francophones de la diffusion de son émission sur le panthéon a fait preuve d'un manque de discernement, même si une bavure peut être accidentelle. Don Cherry aurait-il été rétrogradé aux variétés?
Toujours le même merdier linguistique, toujours la même bataille déchirante et les solitudes qui s'entubent. À défaut de reconnaître "leur" qualité, ignorons-là se sont-ils dit. Il est bien plus facile de noyer le poisson une fois qu'il est hors de l'eau...
Devons-nous crier à la vengeance, nous insurger, nous inscrire en faux contre l'establishment déloyal du pendant anglophone de la SRC? Non, laissons-les crever la gueule ouverte sans toutefois nier leur talent, mais cessons de cultiver notre complexe d'infériorité face à un pays qui nous griffe le dos depuis déjà trop longtemps.
Ça ne vaut vraiment plus la peine de se chicaner avec les anglophones canadiens. Il vaut mieux penser à sa survie en tant que minorité, car essayer d'obtenir de la reconnaissance auprès de son oppresseur, ne nous apportera qu'une satisfaction momentanée, relativement incomplète.
mercredi 5 mars 2008
Braver tous les interdits
Avec Les yeux grands fermés, Kubrik nous a amené sur les chemins de l'interdit. L'histoire de ce jeune médecin de bonne famille, obsédé par l'idée que sa femme puisse avoir eu une liaison avec un autre homme, le conduit dans les dédales de sociétés secrètes transgressant les lois sociales. Mais l'interdit le plus sous-entendu est celui de l'inconscient du jeune médecin. comme quoi nos conditionnements ont la couenne dure.
No country for old men des frères Coen nous amène plutôt sur le grand chemin de l'immoralité; celui où l'argent pousse faire à faire des choses, comme si l'engrenage devenait la vraie vie. Il nous force à admettre qu'il peut y avoir une relation entre les psychopathes et les tueurs à gages, où même la folie la plus profonde pour certains peut devenir une façon de vivre presque acceptée... un genre de code d'éthique pour les crapules et les canailles grosse pointure! Je comprends que le pape ait trouvé les propos de ce film un peu tendancieux! La performance des acteurs, malgré une violence plutôt accessoire, est remarquable tout autant que l'adaptation des frères Coen.
Le gouvernemnet fédéral et Téléfilm Canada ont ajouté une clause dans leur processus de sélection, pour le financement de certaines ooeuvres cinématographiques. Ces films ne devront pas déranger l'ordre social , ce qui selon certains juristes, pourraient bien ressembler à une tentative de censure. Il faut dire qu'un film dont l'action se déroule principalement dans un bar de danseuses, peut présenter un caractère relativement dérangeant et je ne parle pas ici du très suave Exotica d'Egoyan. Je pense qu'il faudra faire preuve d'imagination pour contourner cette foutue clause, sinon être prêt à encore braver tous les interdits pour que les gens comprennent que le cinéma, ce n'est pas la réalité mais la représentation possible d'une possible réalité... Venant de Harper et de son gouvernement conservateur, le scénario était plutôt prévisible et les rebondissements ne laissaient présager que le pire. On peut toujours croire que seule l'intrigue suffirait à assurer le succès de la production, mais le bide était déjà chronique d'une mort annoncée...
No country for old men des frères Coen nous amène plutôt sur le grand chemin de l'immoralité; celui où l'argent pousse faire à faire des choses, comme si l'engrenage devenait la vraie vie. Il nous force à admettre qu'il peut y avoir une relation entre les psychopathes et les tueurs à gages, où même la folie la plus profonde pour certains peut devenir une façon de vivre presque acceptée... un genre de code d'éthique pour les crapules et les canailles grosse pointure! Je comprends que le pape ait trouvé les propos de ce film un peu tendancieux! La performance des acteurs, malgré une violence plutôt accessoire, est remarquable tout autant que l'adaptation des frères Coen.
Le gouvernemnet fédéral et Téléfilm Canada ont ajouté une clause dans leur processus de sélection, pour le financement de certaines ooeuvres cinématographiques. Ces films ne devront pas déranger l'ordre social , ce qui selon certains juristes, pourraient bien ressembler à une tentative de censure. Il faut dire qu'un film dont l'action se déroule principalement dans un bar de danseuses, peut présenter un caractère relativement dérangeant et je ne parle pas ici du très suave Exotica d'Egoyan. Je pense qu'il faudra faire preuve d'imagination pour contourner cette foutue clause, sinon être prêt à encore braver tous les interdits pour que les gens comprennent que le cinéma, ce n'est pas la réalité mais la représentation possible d'une possible réalité... Venant de Harper et de son gouvernement conservateur, le scénario était plutôt prévisible et les rebondissements ne laissaient présager que le pire. On peut toujours croire que seule l'intrigue suffirait à assurer le succès de la production, mais le bide était déjà chronique d'une mort annoncée...
lundi 3 mars 2008
Sin importar que
Je pourrais fort bien être un artiste, vivre dans un loft, avoir ma console d'enregistrement, faire de la bossa et écrire mes textes. À la fin du mois, je participerai à un atelier d'écriture de chanson avec Luc de la Rochelière. Me découvrirai-je l'âme d'un compositeur? Aurai-je accès à des souterrains émotifs pouvant me permettre de créer des tubes ou peut-être serai-je à en proie à un désespoir sans nom?
J'ai toujours voulu être un artiste, parce que j'ai un tempérament d'artiste; je n'aime pas tellement travailler pour les autres. Je préfère ne rien foutre ou plutôt employer ce temps pour moi. Je suis un égoïste de la création dans la douleur, tellement égoïste qu'il n'y a que moi pour me reconnaître comme tel.
Je serai probablement toujours un artiste et je dirais même de plus en plus... car le seul vrai salut est dans la création, tout le monde sait ça, même Dieu! La seule vraie raison d'exister est de créer, peu importe comment.
J'ai toujours voulu être un artiste, parce que j'ai un tempérament d'artiste; je n'aime pas tellement travailler pour les autres. Je préfère ne rien foutre ou plutôt employer ce temps pour moi. Je suis un égoïste de la création dans la douleur, tellement égoïste qu'il n'y a que moi pour me reconnaître comme tel.
Je serai probablement toujours un artiste et je dirais même de plus en plus... car le seul vrai salut est dans la création, tout le monde sait ça, même Dieu! La seule vraie raison d'exister est de créer, peu importe comment.
dimanche 2 mars 2008
Questions existentielles (psychedelic breakfast)
Se lever un matin et se sentir comme le roi des mythomanes. N'avoir comme certitude qu'un jour nous allons mourir. Se demander pour qui sonne le glas. Est-ce qu'il me reste un peu de café? Pourquoi la terre, dans son immuabilité, continue-t-elle de tourner? Pourquoi les avocats se servent-ils des lois pour les contourner? Le profit est-il si important pour qu'à còté de lui meurent des millions d'innocents? Comment font-ils pour mettre le caramel dans la Caramilk? Est-ce qu'un jour la marijuana sera légalisée? Est-ce qu'un jour la bêtise humaine sera criminalisée? Nos enfants pourront-ils sauver la planète et son environnement?
Est-il plus décent de faire semblant de ne rien voir, ou de passer sa vie à se questionner au petit déjeûner?
Est-il plus décent de faire semblant de ne rien voir, ou de passer sa vie à se questionner au petit déjeûner?
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