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vendredi 27 juin 2008

Let's surf again!

Je n'ai pas vraiment le choix de revenir sur la confession de l'ancien ministre Maxime Bernier, dans son patelin de Beauce, hier.
M. Bernier jette un éclairage différent sur l'affaire qui lui a coûté son poste, en déclarant qu'il n'était pas au courant des affiliations anciennes de son ex-conjointe Julie Couillard.
Cette déclaration été accueillie comme une profession de foi de la part de ses électeurs qui semblaient convaincus que l'ex-ministre Bernier n'avait absolument rien à se reprocher.
Il est très probable que Mme Couillard n'ait pas dévoilé l'entièreté de son passé qui semble plutôt trouble. Il est très probable que M. Bernier ait été pris rapidement en photo avec un individu au passé louche, sans vraiment connaître cet individu. Il est fort possible qu'il ait oublié des documents confidentiels chez son ex-conjointe à la suite d'une semaine exténuante, étant victime du décalage Kandahar-Ottawa.
Il est fort possible que la presse n'ait pas réussi à déstabiliser ni convaincre les lecteurs, qui sont capables de tirer eux-mêmes leurs propres conclusions...

mardi 27 mai 2008

Les oiseaux sur le fil

On serait tenté de croire que le ministre Maxime Bernier a tout fait pour se retrouver sur le siège éjectable? On pourrait se demander s'il y a bien là matière à démissionner? Les papiers «classifiés» comme le dit si bien Stephen Harper, oubliés chez Mme Couillard, est-ce la vraie raison?

Y a-t-il un seul ministre qui soit à l'abri du copinage ou des pot-de-vin? La réponse est non, tout le monde a son prix! On l'a vu avec le scandale des commandites, avec Mulroney et Airbus et on le verra encore.

Le gouvernement Harper, plus catholique que le pape, voudra toujours donner l'impression qu'il n'y a aucune pomme pourrie et que s'il y en avait une, il s'en occuperait...comme tous les gouvernements embarrassés!

Aucun homme politique n'est à l'abri de la corruption, sauf ceux qui sont déjà corrompus et qui savent comment se tirer d'affaires. Le monde politique est une micro-société, tout comme la mafia ou l'administration de la justice. Il faut très peu de chose pour ébranler le déjà fragile équilibre d'une société dont les règles sont principalement dictées par l'argent.

Être dans un poste d'influence et afficher une probité exemplaire, demande des rappels à l'ordre constants, une sorte de discipline de vie inaliénable. Un petit coup de vent sur le fil et un oiseau en déséquilibre entraîne les autres dans sa chute.