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jeudi 22 janvier 2009

Les derniers baisers de Guantanamo

J'ai entendu dire entre les branches que Barack Obama rappelle les agents de la CIA et les soldats, afin de fermer définitivement Guantanamo. (Décidément, il ne perd pas de temps Barack!)



Nous vivons dans une société qui légifère, sous le poids de l'opinion publique et de statistiques. Sous des apparences de protection contre des cartels extrémistes, certaines libertés individuelles sont sacrifiées au profit de la sécurité collective.



Tous les rebondissements de l'affaire Omar Khadr, ont de quoi faire réfléchir. La suppression des libertés individuelles, envers un individu soupçonné d'appartenir à un groupe terroriste, est-elle un abus de pouvoir? Est-il nécessaire d'adopter des lois supprimant les libertés individuelles, par crainte d'attentats terroristes?



Omar Khadr, dont le père était identifié comme appartenant à Al Qaïda, devait-il subir une détention provisoire permanente, dans le but éventuel d'être accusé?




Au moment où Khadr a été arrêté, il aurait dû être aiguillé différemment, même en vertu d'une loi qui, elle, ne semble pas faire de différence. Il aurait dû être aiguillé différemment, ne serait-ce qu'en fonction de son âge. Le SCRS fera un jour son mea culpa...espérons-le!



Si vous croyez que le terrorisme ne change pas le monde, je vous invite à lire Inquiétude à Madrid-Barajas sur magmabeat.blogspot.com

mardi 20 janvier 2009

E Pluribus Unum

Soyons clairs! Les américains n'ont pas voté pour Barack Obama parce qu'il est noir...

Mais quand j'entends certains intellectuels noirs douter de la capacité d'Obama de bien remplir son mandat et décevoir la communauté noire, j'avoue sentir un léger réchauffement d'oreilles. Les américains n'ont pas voté Obama pour qu'on leur pardonne le lourd passé esclavagiste, pas plus que pour donner dans la discrimination positive.
La population américaine, blanche ou noire, croit en la qualité de visionnaire de l'homme politique qu'incarne Obama et à son attitude positive. Que les intellos noirs questionnent son potentiel à gouverner et à réussir, avec des arguments plus ou moins solidaires, me fait penser que les noirs sont des juges plus durs que les blancs.

Peut-être est-il plus difficile d'afficher son nationalisme et sa joie, quand on enseigne dans une université blanche? Peut-être est-il mal vu dans ce milieu, de féliciter les siens et de leur faire confiance?

Il existe encore une ségrégation insidieuse, souterraine et le simple fait de ne pas vouloir prendre parti publiquement pour l'un des vôtres, vous rend suspects.

Obama a été élu parce qu'il prône le changement, parce qu'il a su utiliser le web comme véhicule publicitaire, rejoignant ainsi des gens de son temps. Plus on parle de l'accession pour la première fois d'un homme noir à la présidence des USA, moins j'y vois un homme noir et plus j'y vois un président; les noirs intellos devraient s'efforcer de faire de même.

dimanche 18 janvier 2009

Pensées Noires (édition revisitée)

Il y a quelques mois, mon fils et moi avons vu naître le jour en écoutant un choeur gospel de Los Angeles à Espace Musique. Philippe, qui venait d'avoir dix mois à l'époque, et pour qui le matin était un moment de prédilection, ne demandait pas mieux que de découvrir la vie de tous les jours à partir de matins musicaux.

Ce n'est pas chose courante d'avoir un nouveau-né dans les bras à 52 ans, bien que le phénomène que je qualifie de "old-daddying", semble avoir une cote plus élevée de nos jours. Malgré les opinions divergentes de certains collègues de travail, je continue de penser qu'il n'y a pas vraiment d'âge pour avoir des enfants et que de redécouvrir la vie à travers les yeux d'un bébé, est un vrai cadeau du ciel...

Mon cerveau associatif m'a amené à penser à Oscar Peterson et Oliver Jones et ensuite à Mandela, qui a fait une drôle de photo avec Céline Dion récemment. J'ai aussi pensé à Desmond Tutu, à Miles Davis et aussi à Monk. J'ai revu l'anecdote d'Anthony Kavanagh interpellé à la douane française avec son passeport du Canada; "Hey mimile, viens voir, y'a le black qui essait de se faire passer pour un québécois!". Je me suis laissé porté par des images d'esclavage, de la case de l'Oncle Tom et de l'Amistad. J'ai vu des fouets, de la haine et de la peur. J'ai vu la bêtise humaine dans ce qu'elle a de plus insidieux; l'indifférence.

J'ai repensé à mon ami caméraman qui me racontait son premier voyage en Afrique, me détaillant comment il avait vécu sa "minorité" en plein coeur de Soweto et je me suis dit que le remède était peut-être là.... Certains jours je m'ennuie de Spike Lee et de Malcolm X.

Dans deux jours, ce sera au tour de Barack Obama de nous faire penser que nous arrivons de très loin. J'espère simplement retrouver autant d'étincelles dans les yeux de mon bébé, que ce matin rempli de Gospel!

mercredi 6 août 2008

Ni John, ni Barack!

Pas facile comme choix pour 250 millions d'américains. Si nous avions le choix d'un premier ministre noir pour gouverner le Canada, est-ce qu'il faudrait passer par une autre commission Bouchard-Taylor?

Les américains seraient-ils à ce point hantés par leur passé d'esclavage, pour élire un président noir afin de montrer au monde entier qu'ils ne sont plus racistes? À moins qu'il ne soient emprisonnés dans une bureaucratie électorale, les forçant à appliquer une discrimination positive?

D'entrée de jeu, Barack Obama a été rejeté en bloc; on disait même qu'il serait assassiné s'il était élu... J'avoue que de telles prise de position, venant d'analystes politiques autoproclamés, ont de quoi surprendre par leur stupidité et leur manque de respect. C'est comme si on avait tous les droits avec les hommes politiques et que la démolition de leur image, était un passage obligé, une sorte de rite barbare auquel il fallait s'attendre, rien de plus!


Je continue de penser que John McCain est un peu trop vieux pour ce genre de connerie, comme dirait John McClane dans le Piège de cristal. Ne serait-ce que pour l'image, pourquoi les grandes démocraties sont-elles toutes gouvernées par des vieillards? L'expérience? Aujourd'hui, les grandes démocraties ont besoin de visionnaires, de gestionnaires, d'ambassadeurs, de négociateurs, de candidats qui projettent un image de confiance. Nous sommes à l'époque de la polyvalence, de l'éclatement des marchés où bientôt le mandarin sera probablement la principale langue d'affaire. Les USA ont besoin de candidats avec des visions jeunes et neuves. Si McCain a ce profil, malgré ses 70 ans, tant mieux!



Il n'y a malheureusement pas de troisième candidat. C'est tout de même un peu triste pour nos voisins, d'avoir à s'en remettre à deux candidats, dont aucun ne fasse l'unanimité. May god help them find the way....