Affichage des articles dont le libellé est 400 ans de Québec. Paul McCartney. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 400 ans de Québec. Paul McCartney. Afficher tous les articles

samedi 19 juillet 2008

... et 200,000 poules aveugles!

Je viens de lire à l'instant une opinion d'Yvan Giguère de Chanson pour tes yeux, déplorant le fait que la première partie du spectacle de McCartney, serait assurée par The Stills et Pascale Picard. Et bien oui M. Giguère, l'organisation du 400e dérape et ce n'est pas depuis hier!
Une première partie d'un spectacle britannique où performeront un groupe anglophone de Mtl et une québécoise, dont on nous farcit les oreilles à l'extrême, qui ne chante qu'en anglais! Il y a vraiment de quoi perdre son latin! Je suis en train de me demander où je suis né et si ce pays n'est pas en train de m'exclure, pour faire place à des québécois possédant une façon de parler plus internationale.

Le spectacle d'ouverture du 400e laissait présager une pauvreté culturelle, malgré la présence d'excellents interprètes québécois. Le crescendo Céline Dion ne me titille pas les papilles; il y a longtemps que je ne crois plus à ce genre de popularité du type «Saucisses Hygrade». Mais que le centre de la fête fasse une place aux saxons, dans la capitale nord-américaine de la francophonie, relève du pied-de-nez le plus monumental, pour ne pas dire «royal».
Nous n'avons d'autre choix que de dénoncer ces choix, car le 400e de Québec ne peut être considéré que d'un point de vue festif; la capitale du Québec appartient à tous les Québécois et non seulement à ses résidants contribuables, qui peuvent décider à leur bon gré, de célébrer faisant fi d'un historique nationaliste et d'aspirations encore bien vivantes. Je ne peux pas imaginer être le seul à me sentir écrasé par tout ce bordel!

vendredi 18 juillet 2008

Le renard dans le poulailler

Il y a quand même eu pas mal de bruit autour de la venue de Paul McCartney pour les célébrations du 400e de Québec. Un britannique comme tête d'affiche, pour célébrer les 400 ans de fondation de la capitale francophone de l'Amérique du nord, il faut quand même avoir des couilles ou se foutre royalement de la francophonie et de son désir de survivre dans un océan anglosaxon...

Le malaise réside dans le fait que, personne n'ose désapprouver publiquement le choix de l'ex-Beatles, connu internationalement pour l'ensemble de son oeuvre, une peu comme si notre fibre nationaliste vivante et totalement justifiée, allait lui faire de la peine! Je pense que des fois, il faut refuser de marcher sur des oeufs, il faut refuser de penser que toute vérité n'est pas bonne à dire. Il n'y a pas très longtemps de ça, je vivais l'ostracisation des contremaîtres anglophones dans une compagnie d'exploitation forestière, parce que nous étions francophones (donc moins intelligents) et que nous aspirions à un pays indépendant. L'arrogance des ces anglophones, qui nous scandaient qu'aucune province au Canada ne pouvait vivre seul, me revient encore comme si nous étions tous des demeurés!

Je ne sais pas si le comité organisateur, a bien pesé le pour et le contre dans le choix d'un britannique pour rassembler les gens autour d'une fête, qui ne peut être seulement la célébration de la fondation d'une ville. Québec est la capitale francophone de l'Amérique du nord, au beau risque de me répéter, elle ne peut être dirigée dans sa façon de fêter, par un comité qui refuse des orientations politiques ou des positions nationalistes. Ce serait renier notre nature profonde, au profit d'un festival d'été que je me ferai un devoir d'ignorer...