C'est la période de l'année où le refus de l'hiver conduit des milliers de personnes sur les plages Cubaines ou celles de l'Amérique du sud. Personnellement, je préfère le bronzage du ski ou de la cabane à sucre, assumant ainsi à 100% mon identité nordique.
Mais tout n'est pas qu'affaire de goût; les 700,000 québécois qui passent l'hiver en Floride stimulent l'économie américaine, mais ralentissent la nôtre et reviennnent avant l'échéance des 6 mois pour conserver les bénéfices de l'assurance-maladie. Mais tout ça, ce sera toujours une autre histoire...
En musique c'est un peu pareil. Bien que l'univers du numérique envahisse autant la production musicale que l'écoute, ma chaîne numérique Sony fait office de dinosaure dans mon salon; un ampli, un lecteur CD et deux immenses enceintes en bois, car j'y crois toujours. Pas de Ipod, pas de MP3; je préfère les bruits de la rue et surtout donner un indice aux autres de ma disponibilité à les écouter.
Pour moi, écouter de la musique, c'est un peu plus qu'enterrer les bruits de la ville ou tenter de masquer le silence de la solitude. C'est d'être présent de corps et d'esprit à une oeuvre pour en ressentir toutes les nuances et les évocations, que ce soit Led Zep ou Bach. Je suis plus qu'un mélomane, je suis une antenne, une corde vibrante. Pour écouter, il faut être dans un état d'ouverture et de réceptivité; la musique en bruit de fond pour le ménage est un gaspillage d'énergie, d'autant plus qu'avec l'aspirateur on entend rien...
Tant que je vivrai, j'appliquerai ce rituel avec discipline et rigueur, pour le simple respect de l'oeuvre. Si quelqu'un a mis du temps pour la composer, il mérite que j'y mette du mien pour l'écouter...
dimanche 12 février 2012
jeudi 26 janvier 2012
Le courage selon Balboa
Dans un article du Voir de ce matin, Tristan Malavoy-Racine relate les propos de Jean-François Lisée sur son livre qui vient de paraître Comment mettre la droite K-O en 15 arguments.
Il était à peu près temps que quelqu'un remette les pendules à l'heure face à la montée de cette droite au Québec. Personne ne veut plus entendre les arguments articulés par un gros bon sens issu du fond d'une taverne, sentant la pisse mal visée et les oeufs dans le vinaigre.
Je suis pas mal tanné d'entendre Éric Duhaime discréditer la classe politique du Québec, à grands coups de clichés et de caricatures. Le gourou de la droite, historiquement et politiquement inculte, commente toutes les actions posées par tous les hommes politiques, comme s'il n'y avait jamais rien eu de bon d'accompli au fil des années. Jamais d'ébauches de solutions; du discrédit et la vendetta. Du propos récupéré auprès du populo minuto et assaisonné au goût du jour, de la schnoutte en barre.
Non mais réellement, qu'est-ce qu'on en a à faire de cette droite revancharde et ennuyeuse? Notre deuil et eux devraient faire de même...
La plupart des tenants de la droite s'entendent pour dire que le projet souverainiste est irréaliste, passéiste et ne correspond plus à la réalité d'aujourd'hui. Au contraire, dans un contexte de mondialisation, les pays qui survivront seront ceux qui auront la possibilité de gérer leurs ressources naturelles et leur territoire. Il en va de même pour les revenus générés par l'état; laisser une partie de ces revenus à un gouvernement fédéral centralisateur de droite, équivaut à vivre sous un respirateur artificiel.
Ce que la droite ne comprendra jamais, c'est que le projet d'indépendance du Québec n'appartient à aucun parti; il est la responsabilité de chaque individu occupant le territoire ayant à coeur de vivre dans SA propre maison. L'argument de la droite; l'indépendance est une utopie, un concept éculé, un rêve inaccessible. Et la domination Anglaise, c'est du poulet?
Je vais contribuer à ce que JF Lisée mette la droite K-O en achetant son livre et en me régalant de la finesse de ses arguments, pour déboulonner tous les mensonges et les demi-vérités véhiculées par une poignée de tristes sires en manque d'auditoire.
Le courage selon Balboa, c'est faire face à l'adversaire et le respecter sans le craindre. C'est aussi moduler la frappe en fonction de la force de celui-ci, sans jamais perdre sa conviction...
Il était à peu près temps que quelqu'un remette les pendules à l'heure face à la montée de cette droite au Québec. Personne ne veut plus entendre les arguments articulés par un gros bon sens issu du fond d'une taverne, sentant la pisse mal visée et les oeufs dans le vinaigre.
Je suis pas mal tanné d'entendre Éric Duhaime discréditer la classe politique du Québec, à grands coups de clichés et de caricatures. Le gourou de la droite, historiquement et politiquement inculte, commente toutes les actions posées par tous les hommes politiques, comme s'il n'y avait jamais rien eu de bon d'accompli au fil des années. Jamais d'ébauches de solutions; du discrédit et la vendetta. Du propos récupéré auprès du populo minuto et assaisonné au goût du jour, de la schnoutte en barre.
Non mais réellement, qu'est-ce qu'on en a à faire de cette droite revancharde et ennuyeuse? Notre deuil et eux devraient faire de même...
La plupart des tenants de la droite s'entendent pour dire que le projet souverainiste est irréaliste, passéiste et ne correspond plus à la réalité d'aujourd'hui. Au contraire, dans un contexte de mondialisation, les pays qui survivront seront ceux qui auront la possibilité de gérer leurs ressources naturelles et leur territoire. Il en va de même pour les revenus générés par l'état; laisser une partie de ces revenus à un gouvernement fédéral centralisateur de droite, équivaut à vivre sous un respirateur artificiel.
Ce que la droite ne comprendra jamais, c'est que le projet d'indépendance du Québec n'appartient à aucun parti; il est la responsabilité de chaque individu occupant le territoire ayant à coeur de vivre dans SA propre maison. L'argument de la droite; l'indépendance est une utopie, un concept éculé, un rêve inaccessible. Et la domination Anglaise, c'est du poulet?
Je vais contribuer à ce que JF Lisée mette la droite K-O en achetant son livre et en me régalant de la finesse de ses arguments, pour déboulonner tous les mensonges et les demi-vérités véhiculées par une poignée de tristes sires en manque d'auditoire.
Le courage selon Balboa, c'est faire face à l'adversaire et le respecter sans le craindre. C'est aussi moduler la frappe en fonction de la force de celui-ci, sans jamais perdre sa conviction...
mardi 1 juin 2010
jeudi 13 mai 2010
mardi 11 mai 2010
mardi 4 mai 2010
lundi 3 mai 2010
vendredi 30 avril 2010
vendredi 9 octobre 2009
La couleur au bout du tunnel
Il est toujours agréable de voir un film qui rend hommage au génie créateur. Coco avant Chanel n'échappe pas à la règle.
Toutefois, le film d'Anne Fontaine, nous laisse en appétit sur le plan biographique. Bien qu'agrémenté d'une musique pleine d'Alexandre Desplat et d'images rappelant les toiles des impressionnistes, on a peine à sentir la force de caractère des personnages et les formidables costumes finissent par voler la vedette.
À mon avis. la mise en place du drame amoureux, d'où Chanel finira par émerger, est trop lourd et occulte les facettes biographiques.
Il faut revenir à l'idée première de Coco Avant Chanel, qui était d'illustrer la longue traversée du tunnel qui mène à une vie des plus colorées...
Toutefois, le film d'Anne Fontaine, nous laisse en appétit sur le plan biographique. Bien qu'agrémenté d'une musique pleine d'Alexandre Desplat et d'images rappelant les toiles des impressionnistes, on a peine à sentir la force de caractère des personnages et les formidables costumes finissent par voler la vedette.
À mon avis. la mise en place du drame amoureux, d'où Chanel finira par émerger, est trop lourd et occulte les facettes biographiques.
Il faut revenir à l'idée première de Coco Avant Chanel, qui était d'illustrer la longue traversée du tunnel qui mène à une vie des plus colorées...
vendredi 10 avril 2009
Vendredi sain
Je parle souvent de cet univers constamment bousculé par le temps dans lequel nous vivons. Mais il y a là un leurre parfait; c'est notre univers qui est lui-même générateur du temps, nous nous laissons bousculer par nos obligations, compressés dans un temps emprunté qui nous étouffe...
Comme il est agréable de prendre un deuxième café et de se laisser glisser dans un horaire qui n'existe pas.
"À chaque fois qu'il me prend une envie de travailler, je m'assois dans un coin en attendant que ça passe, disait élégamment Gaston Lagaffe, dans un éloge quotidien de la fainéantise. "L'homme n'est pas fait pour travailler, la preuve, c'est que ça le fatigue."
Tout le monde s'entend pour dire que le travail c'est la santé et le nombre de nouveaux retraités qui se retrouvent désemparés suite à la perte de leur réseau social, devrait nous faire prendre conscience que le travail n'est pas le seul responsable de notre bonheur; il faut aussi avoir l'impression d'être utile, comprendre pourquoi nous travaillons et surtout pour qui...
Rien de mieux qu'une journée de congé pour saisir à quel point le travail nous stresse, nous rend improductifs et nous bloque dans notre créativité. Si le travail est la santé avec ses gestes répétitifs, ses tendinites, ses accidents, ses bouchons de circulation et ses horaires de garderie, alors imaginez un peu ce que serait la vie sans toutes ces contraintes.
On est quand même loin de "tout nu sur une île déserte" avec un ballon de volley, mais le travail aura toujours ce petit côté pernicieux; il nous fait perdre notre temps, au profit d'un autre qui l'achète...
mardi 17 mars 2009
Vécu à vendre; à peine usagé....
S'il y a quelque chose qui me tombe sur les nerfs, c'est bien la nostalgie des... jeunes!
Oui oui, vous savez la nostalgie qui fait chanter au kid de 18 ans "Souvenirs d'enfance", alors qu'il en est à peine sorti, l'autobiographie de Marie-Chantal Toupin qui vient à peine d'avoir trente ans, sans parler de tous les académiciens qui chantent les grands classiques français, sans ressentir ni comprendre ce qui a motivé l'écriture de telles chansons.
C'est quoi le vécu d'un gars de 18 ans? Une peine d'amour, l'éloignement pour les études, les travaux communautaires, le décrochage scolaire? Et à trente ans? Personnellement j'ai commencé à vivre à trente ans, avant ce n'était que de l'apprentissage, que de la mise en place, qu'une répétition...
Je me souviens de la première chanson que j'ai composé à 16 ans et je dois dire en toute honnêteté que c'était mauvais, sans ressenti et que même si ça s'inspirait de ce que je vivais à ce moment-là, c'était nul à ch... Pourquoi? pas de vécu, pas de recul, pas de quoi que ce soit!
Et la biographie de MCT, qu'allons nous y apprendre de plus, que son enfance abusée et ses aventures avec son gérant? Sans aucun intérêt....
Warhol avait sûrement raison; les individus en général sont en quête de 15 minutes de gloire et vivent dans l'illusion la plus profonde, que tout le monde veut tout savoir d'eux. Une société de nombrillistes égocentriques qui n'existent que dans le regard de l'autre; Narcisse en eaux troubles. C'est la chose qui m'écoeure le plus des télé-réalité; voir des no name devenir porte-parole d'un évènement social marginal, comme si tout à coup ils étaient importants et intelligents à la suite d'une intense série de bitcherie télévisée... C'est vraiment le monde à l'envers!
Il n'y a plus d'humilité, plus de discernement. C'est l'individu et ses motivations les plus débiles qui est valorisé. On peut tout écrire, tout chanter et tout le monde peut le faire. On peut même se servir d'une fausse nostalgie pour faire vendre n'importe quoi, comme si c'était important, comme si notre vie en dépendait.
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